Rosewood la réinvention d’un palace

par Anne-Marie Cattelain Le Dû, photos tous droits réservées

Le groupe hôtelier américain, qui exploitera le Crillon à Paris dès l’année prochaine, a transformé le siège de la Pearl Assurance Company en hôtel de luxe. Situé à Holborn un des quartiers les plus préservés de Londres, le superbe bâtiment du Rosewood date de 1914 période marquée par la Belle Epoque Edwardienne. On l’aborde en pénétrant dans une vaste cour où une poignée de chasseurs, tweed, barbour, casquette, semblent sortir de leur manoir du Kent. Très gentlemen farmers ! Stylés, empressés, serviables. Prompts à ouvrir les portières, à porter les bagages, à héler un taxi. A la réception, les jeunes femmes arborent toutes un collier de perles fantaisie à double rang façon Jackie Kennedy, accessoire habillant leur uniforme d’élégance. Les hommes dans la plus chic interprêtation du style oxfordien, jouent leur rôle avec brio. Tendant l’oreille pour décrypter les désirs des hôtes aux accents parfois plus qu’improbables, sans leur demander de les reformuler.

Grandioses, les parties communes sont parcourues par de longues galeries entre coursives Première Classe de Transatlantique et cabinet de curiosités, signés du décorateur américain Tony Chi. Après avoir arpenté le dédale des corridors on pénètre dans sa chambre, la décoration semble par contraste un tantinet classique. Les grandes salles de bain, relèvent largement le niveau avec leur marbre veiné et leur robinetterie très étudiée. On la quitte vite, pour débuter la soirée, vers 19 heures au bar Scarfes, au rez-de-chaussée.  Les Londoniens, verre de bière ou de blanc à la main, en petite bande bruyante, se retrouvent pour un after-work, mélangeant les genres et les populations. Les amoureux se serrent autour du vaste feu de cheminée, les bandes de potes mixtes s’esclaffent par tablée, tandis que les hommes préfèrent la promiscuité du long bar. On rit, on boit, on s’interpelle, on est à cent lieues de s’imaginer au cœur d’un palace. Plus tard, après le dîner, chanteurs et orchestre inciteront à baisser légèrement le ton pour percevoir les notes jazzy. Avant de regagner sa chambre,  on jete un œil plus qu’admiratif au large escalier en marbre blanc de Pavonazzo, réminiscence de la splendeur des grandes compagnies d’assurances du début du XXe siècle.


Le plus :
le choix de Tony Chi pour l’architecture intérieure,  le restaurant de l’hôtel piloté par Amandine Chaignot transfuge de l’hôtel Raphaël à Paris.
Le moins :
la vue de certaines chambres et suites donnant sur l’arrière de l’hôtel
Prix :
pour une réservation courant juin, chambre de catégorie Premier King à partir de 688 Euros pour deux personnes avec petit-déjeuner, 1246 Euros pour une Suite Deluxe avec petit-déjeuner et deux entrées au British Museum.
Adresse
252 High Holborn
Téléphone :
+44 20 7781 8888
Site Internet : 
www.rosewoodhotels.com/London
A Deux Pas :
Le quartier des théâtres, le square de Lincoln’s Inn Field très agréable aux beaux jours, le musée de Sir John Soane.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>