Alila Villas Soori, la tentation de Bali

Texte Anna Le Caër. Photos tous droits réservés.

Deux ambiances, deux atmosphères, l’une et l’autre séduisantes. A l’ouest, marine avec les pêcheurs halant leurs lourdes pirogues, la longue houle écumante et les vagues inquiétantes brisant sur la plage noire ; à l’est, rurale avec les rizières à l’infini, les bruits villageois et les teintes du levant. Le choix est cornélien à moins, en milieu de séjour, de changer de villa pour apprécier les deux aspects d’Alila Soori. Que l’on opte pour l’une ou l’autre il faut dormir fenêtres grandes ouvertes bercé par le grondement des rouleaux ou par le chuchotement du vent dans les frêles tiges, lorsque le riz est levé.

Situé au sud-ouest de l’île, face à Java que l’on devine au lointain, Alila Soori propriété de la société d’architectes SCDA, fut dessiné par l’un des membres du cabinet qui se réserva une grande villa de dix chambres, la plus à l’ouest, que l’on peut louer à l’occasion pour séjourner en tribu.

Lignes épurées à l’extrême, piscine principale affleurant juste le gazon, décoration minimaliste, quelques photos répétées à l’envi de villa en villa, couleurs sourdes, l’hôtel s’efface au bénéfice de son environnement. Même le spa joue la carte monacale. Silence, sérénité, teinte dominante noire, on y pénètre comme dans un sanctuaire pour recevoir des soins d’anthologie de thérapeutes glissant sur le sol luisant avec une infinie légèreté.

Ici, l’extérieur prend le pas sur l’intérieur. Le bar et le restaurant quasi en plein air, communiquent sans transition avec l’océan. On “drink” le soir sous le ciel étoilé et les plus romantiques aiment dîner en tête à tête autour d’une table flanquée dans le sable, s’amusant à compter les loupiotes des barques en pêche alignées sur la ligne d’horizon.

Les villas sont conçues pour y vivre, si on le souhaite, en autarcie avec leur salon et mini-living extérieur surplombant la piscine, un room-service efficace et généreux à tout heure. Côté rizière, elles s’étalent de plain-pied autour de la piscine délimitant d’une part le salon-living, d’autre part la chambre. Celles alignées le long du littoral et dites une chambre, comptent un rez-de-chaussée donnant directement sur le jardin et la plage et un premier dominant la situation.

Sans enfant on privilégiera l’étage, plus intime, dévoilant un panorama quasi infini. Et, pour saisir l’âme balinaise on demandera d’être hébergé à la pointe la plus orientale du domaine là où les pêcheurs ancrent leurs pirogues et ravaudent leurs filets et les familles prient à l’aube dans les volutes d’encens, éparpillant sur le sable et les flots leurs offrandes savamment composées de fleurs et de fruits.

Le plus : la proximité des villages, notamment celui Penarukan (bourg des pêcheurs), les piscines individuelles, même petites qui consolent de ne pas pouvoir se baigner dans l’océan
A ne pas manquer : le coucher du soleil qui aurait inspiré Nicolas de Staël lui qui en peignait tant. La balade dans les rizières
Le prix : à partir de 376 Euros par nuit pour deux personnes pour une réservation courant juillet à l’exception des taxes et du petit-déjeuner

Adresse : Banjar Dukuh, Desa Kelating, Kerambitan, Kec. Tabanan
Tél :
+62 361 8946388
Affiliation : L’hôtel est membre de la collection Design Hotels
Site : www.alilahotels.com

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